gastrointestinal-endoscopy-0711

Gastrointestinal Endoscopy

Novembre 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

Clinical usefulness of gastric-juice analysis in 2007. TUCCI A

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 881-90.

Les auteurs ont utilisé un appareil mesurant dans le liquide gastrique le pH pour évaluer l’atrophie et l’ammonium pour diagnostiquer la présence de H.pylori. Application pratique: quand on recherche une atrophie fundique (par exemple en cas de B12 basse), un pH de moins de 4 exclut une atrophie gastrique, un pH supérieur à 4 doit la faire rechercher activement par de multiples biopsies, pour éviter les faux négatifs de l’histologie.

 

Vetraflex precision colonic stent placement for palliation of malignant colonic obstruction: a prospective multicenter study. REPICI A

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 920-7. Une prothèse colique

couverte, placée avec succès chez 95% des 44 patients a fonctionné avec succès jusqu’au décès chez 86%, avec une survie à 6 mois de 67%. L’article montre que l’efficacité de la prothèse est durable. Deux autres articles montrent que l’efficacité est similaire dans le colon droit d’une part, d’autre part que l’avantage de prothèses couvertes n’est pas évident. Deux éditoriaux discutent l’un les aspects techniques, l’autre les avantages de l’endoscopie qui va sans doute remplacer à terme la chirurgie (morbidité et mortalité moindre – absence de colostomie).

 

Evaluation of microvessels in colorectal tumors by narrow band imaging magnification. HIRATA M

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 945-52.

L’évaluation de la microvasculature des polypes permettra dans le futur de préciser la nature des polypes pendant l’endoscopie et d’éviter ainsi la résection des polypes hyperplasiques ainsi que celles de cancers invasifs se présentant comme des polypes.

 

Epinephrine volume reduction of giant colonic polyps facilitates endoscopic assesment and removal. HOGAN RB

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 1018-22.

L’injection de 4 à 8 ml d’adrenaline diluée dans 2 à 4 sites d’un polype de 6 cm par exemple et de 2 à 4 ml en 2 sites permet d’en réduire la taille à 3 cm et d’en faciliter la résection en une pièce.

gastroenterology-0711

Gastroenterology

Novembre 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

Hypnotherapy for children with functionnal abdominal pain or irritable bowel syndrome: a randomized controlled trial. AM VLIEGER

GASTROENTEROLOGY 2007; 133: 1430-36.

L’hypnose est efficace dans le colon irritable chez l’adulte. On le savait. En voici la démonstration chez l’enfant. Comparé au traitement standard (éducation + diététique + médicaments), 6 sessions d’hypnose dirigées de 50 minutes sur une période de 3 mois sont plus efficaces. Une rémission clinique est observée chez 53% des patients de 0 à 3 mois, 71% à 6 mois, 85% à 1 an (VS 12 – 17 – 25% dans le groupe standard).

revue-des-revues

American Journal Of Gastroenterology

Octobre 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

ACG practice guidelines for the diagnosis and management of neoplastic pancreatic cysts.

AM J GASTROENTEROL 2007; 102: 2339-49.

1% des patients hospitalisés présentent un kyste pancréatique; 16% d’entre eux sont tapissés d’un épithélium atypique, à potentiel malin donc. Une caractérisation complète nécessite: CT scan – échoendoscopie – analyse du CEA dans le liquide, pour préciser si la lésion est mucineuse. L’attitude expectative pour tous les kystes asymptomatiques n’est donc plus d’actualité!

clinical-gastroenterology-and-hepatology-0710

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Octobre 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

REVIEW – The narcotic bowel syndrome: clinical features, pathophysiology and management. DMS GRUNKEMEIER

CLINICAL GASTROENTEROLOGY & HEPATOLOGY 2007; 5: 1126-39.

Les opiacés entraînent un dysfonctionnement intestinal: constipation, nausée, ballonnement, iléus, douleurs. Quand la douleur est le symptôme dominant, il s’agit du « narcotic bowel syndrome » caractérisé par l’augmentation progressive et paradoxale des douleurs en dépit de doses croissantes de narcotiques prescrit comme antidouleurs. En effet, les opiacés peuvent avoir un effet hyperalgésique. Le traitement en est une approche biopsychosociale dont la partie médicamenteuse comprend: antidépresseurs préalables à dose et à visée analgésique – retrait en 3 à 10 jours – anxyiolytiques – clonidine 0,1 mg x 3.

revue-des-revues

Autre

Septembre 2007 Michael Schapira

CAN CHRONIC PPIs USE INDUCE HIP FRACTURE ?

Proton pump inhibitors (PPIs) are not only potent acid suppressive drugs, but are among the most prescribed drugs. Fortunately, the side effects related to PPIs are rare .
Two recent articles (1,2), drew the attention to a possible link between “chronic” (more than one year) administration of PPIs ,and calcium malabsorption and even an increased risk for hip fracture .

Hypochlorhydria ,induced by PPIs , is associated, in vitro, with decreased calcium carbonate absorption ,so the first study tested this hypothesis of drug-drug interaction.
In this study ,(“a randomized,double-blind,placebo-controlled,crossover trial”), oral omeprazole 20 mg ,for 7 days was compared to placebo,in elderly women all ingesting calcium supplements as well. Omeprazole in this study “markedly decreased fractional calcium absorption” from 9% on placebo to 3,5% . (average percentage decrease of 41%).
This one week study, was the first to show such an effect, perhaps also in relation with a decrease in omeprazole clearance in elderly healthy patients thus increasing the bioavailability of the drug, with an increase of omeprazole effect in this class of patients. This short period study (one week) was of course unable to determine if the effect was lasting as long as PPIs were taken or that the body was capable to adapt to this sudden decrease in calcium absorption and to increase by a “defense mechanism” calcium absorption in the gut.

The second study, was a large scale case-control study,using the General Practice Research Database (United Kingdom,1987-2003).The study included users and non users of PPIs or other acid suppression drugs ,all older than 50 years. Cases were patients with hip fracture and they were perfectly matched with controls (=“free” of hip fracture).
13556 hip fracture cases were compared to 135386 controls.
The results of this study confirmed that PPIs administration was a risk factor for hip fracture ,depending also on the length of administration of the drug. More than one year of PPIs therapy increased the risk of hip fracture by 44% ! (adjusted odds ratio of 1.44).High doses of PPIs were associated with a higher risk.
Although “further studies are urgently needed”, it seems logical, for the moment to try to limit the dosage and the period of PPIs in elderly patient ,and suggest in this class of patients an increase in calcium intake mainly from dairy source or ingestion of a meal when taking insoluble calcium supplements.
It is possible that PPIs at “moderate” doses ,by inhibiting also osteoclast activity (via a proton pump inside the osteoclast) and thus bone resorption, have no global negative effect on bone osteoporosis , and only when high doses are used , a global negative effect on bone is emerging (as calcium malabsorption in the gut is more important than osteoclast inhibition?).

In conclusion, chronic hypochlorhydria, can be a risk factor for hip fracture perhaps by inducing calcium malabsorption, and chronic administration of PPIs ,could be an independent risk for “senile osteoporosis”.

 

REFERENCES:

  1. EFFECT OF PROTON PUMP INHIBITORS ON CALCIUM CARBONATE ABSORPTION IN WOMEN: A RANDOMIZED CROSSOVER TRIAL. O’connell MB,Madden DM,Murray AM,Heaney RP,Kerzner LJ. Amer.J.Med.2005,118,778-781.
  2. LONG TERM PROTON PUMP INHIBITOR THERAPY AND RISK OF HIP FRACTURE.Yang YX,Lewis JD,Epstein S,Metz DC. JAMA,2006,296,2947-2953.
revue-des-revues

American Journal Of Gastroenterology

Septembre 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

REVIEW – Acute phosphate nephropathy – DA SICA

AM J GASTROENTEROL 2007; 102: 1844-47.

Rarement, la préparation pour coloscopie utilisant des préparations de phosphate (Fleet – PhosphoSoda) entraîne une insuffisance rénale aiguë transitoire résolutive, l’autre plus insidieux et plus grave. Les patients à risque sont les patients âgés, les cardiaques, les insuffisants rénaux. Il convient surtout d’hydrater les patients, de leur demander d’arrêter les AINS et – si possible les « ACE-inhibitors » 1 jour ou 2 avant la coloscopie.

 

A randomized multicenter comparison of polyethylene glycol laxative and tegaserod in chronic constipation. JA DI PALMA

AM J GASTROENTEROL 2007; 102: 1964-71.

La comparaison d’une dose de PEG journalière de 17g ( 1 sachet de Movicol = 13g) et 2 x 6 mg de tegaserod par jour montre que le PEG est plus efficace, a moins d’effets secondaires … et est moins coûteux (traitement d’un mois 26 dollars versus 194).

 

Systematic review of the risk of enteric infection in patients taking acid suppression. J. LEONARD

AM J GASTROENTEROL 2007; 102: 2047-56.

Une revue systématique du risque d’infections entériques chez les patients sous IPP montre que le risque d’infection à clostridium difficile est multiplié par 2 et celui d’infection à Salmonella et Campylobacter par 2,5. Prudence donc chez les voyageurs et les patients hospitalisés sous antibiotiques.

gastrointestinal-endoscopy-0708

Gastrointestinal Endoscopy

Août 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

Plusieurs articles traitent de l’échoendoscopie et apportent des éléments nouveaux:

P. SINGH. EUS for detection of the hepatocellular carcinoma: results of a prospective study.

GASTROENTEST ENDOSC 2007; 66: 265-73.

A. SAFTOIU. Dynamic analysis of EUS used for the differentiatiion of benign and malignant lymph nodes.

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 291-300.

L’élastographie améliore le diagnostic.

S. VADARAJULU. EUS-guided drainage of pelvic abscess.

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 372-6.

Utile quand un drainage ne peut être guidé par le scanner.

P. MAGNO. EUS-guided implantation of radioopaque marker into mediastinal and celiac lymphnode is safe and effective.

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 387-92.

Si cette étude animale est confirmée chez l’homme, cela faciliterait le repérage chirurgical ou radiothérapeutique.

TECHNOLOGICAL REVIEW. WG PARK. Injection therapies for nonvariceal bleeding disorders of the GI tract.

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 343-354.

Une revue des différents produits injectés et des différentes indications. Il est rassurant pour les « vieux » de constater que l’injection d’adrénaline et d’un sclérosant dans l’ulcère hémorragique est de l' »evidence-based-medicine » gradée A!
Une nouvelle technique …. qui va peut-être s’imposer tant dans le tractus digestif supérieur qu’inférieur. Il faut un endoscope qui permette l’examen standard et l’examen filtré à une bande plus étroite de lumière qui permet une meilleure définition de la surface épithéliale et des structures vasculaires adjacentes (chromoscopie virtuelle).

JE EAST. Comparison of magnified pit pattern interpretation with narrow band imaging versus chromoendoscopy for diminutive colonic polyps: a pilot study.

ASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 310-16.

L’éditorial qui accompagne l’article est intitulé: Narrow-band imaging: the next frontier in colonoscopy? Il suggère que la technique permettrait non seulement un meilleur diagnostic différentiel mais une meilleure sélection des lésions résécables endoscopiquement.

YC. LEA. Intraobserver and interobserver consistency for grading esophagitis with narrow-band imaging.

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 230-6.

Le NBI permet une meilleure définition des petites lésions érosives.
Le traitement de l’obstruction gastroduodénale néoplasique est devenu endoscopique et non plus chirurgical. Le traitement est efficace (>90%) et sa morbidité et son coût meilleurs que l’alternative chirurgicale. Telle est la conclusion d’un éditorial qui accompagne deux articles, un premier consacré à un nouveau stent migrant moins souvent, un second relatant une série de 213 cas:

I. MAETANI. Palliation in patients with malignant outlet obstruction with a newly designed enteral stent: a multicenter study.

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 355-60.

JH. KIM. Metallic stent placement in the palliative treatment of malignant gastroduodenal obstructions: prospective evaluation of results and factors influencing outcome in 213 patients.

GASTROINTEST ENDOSC 2007; 66: 256-64.

P. SHARMA. A feasibility of narrow band imaging endoscopy in patients with gastroesophageal reflux disease.

GASTROENTEROLOGY 2007; 133: 454-464.

Chez les patients dont l’endoscopîe classique est normale, l’endoscopie NBI montre chez les patients ayant un reflux des microérosions et des anomalies vasculaires moins présentes chez le sujets contrôlés. Voilà qui affine l’endoscopie dans le NERD (non erosive reflux disease).

clinical-gastroenterology-and-hepatology-0708

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Août 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

EDUCATION PRACTICE. A 69 year-old with lung mass and mediastinal lymphodenopathy on chest computed tomography. SH. VIGNESH

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2007; 5: 908-11.

L’échoendoscopie (ou l’échographie endobronchique) va remplacer la médiastinoscopie dans le bilan du cancer pulmonaire. L’avantage de l’échoendoscopie permet, outre l’exploration du médiastin de détecter des métastases du foie, des ganglions coeliaques et de la surrénale gauche.

revue-des-revues

American Journal Of Gastroenterology

Juillet 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

Predictors of medication adherence in IBD. JP EDIGER

AM J GASTROENTEROL 2007; 102: 1417-26. 1/3 des pa

tients ont une compliance mauvaise (définie par un score). La première raison en est le coût des médicaments (étude canadienne). Un éditorial accompagne l’article et insiste sur l’importance d’un dialogue ouvert avec le patient et d’explications suffisantes pour le traitement.

gastrointestinal-endoscopy-0707

Gastrointestinal Endoscopy

Juillet 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

What is the most effective way to communicate results after endoscopy? DT RUBIN

GASTROINTEST. ENDOSC. 2007; 66: 108-12.

Si le patient reçoit le protocole écrit de l’examen incluant les recommandations et le suivi, il ne l’oubliera que dans ¼ des cas (dans la moitié des cas en l’absence d’écrit). A discuter dans chaque unité!