clinical-gastroenterology-and-hepatology-0808

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Août 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

EDUCATION PRACTICE : A young man with a new diagnosis of achalasia. RICHTER JF.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2008; 6: 859-863.

Conseils et discussion d’un des papes de l’oesophagologie. « Achalasia can never be cured but most patients will return to near-normal swallowing » chez un sujet jeune, une myotomie de Heller doit être proposée avec une fundoplication de Dor. L’auteur place tous ses patients sous IPP après l’intervention. La dilatation pneumatique est un second choix avec un ballon de 3,5 cm (3 cm chez la femme). Toxine botulique et pharmacothérapie ne s’adressent qu’aux patients à risque chirurgical élevé.

 

Favorable prognosis of upper-gastrointestinal bleeding in 1041 older patients : Results of a prospective multicenter study. NAHON S.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2008; 6: 886-892.

La mortalité de l’hémorragie digestive chez les plus de 74 ans dans cette large série française est identique à celle des plus jeunes 8,9% VS 8,2% et justifie donc pleinement l’attitude thérapeutique agressive chez les seniors !

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Gastrointestinal Endoscopy

Août 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

Treatment of gastric antral vascular ectasia (watermelon stomach) with endoscopic band ligation. WELLS CD.

GASTROINTEST ENDOSC 2008; 68: 231-236.

La comparaison de deux petits groupes de patients saignant d’ectasies vasculaires antrales suggère que les ligatures élastiques nécessitent moins de séances de traitement et réduisent plus les besoins transfusionnels que les traitements thermiques (argon).

 

EDITORIAL – Abnormal pancreatic imaging : ambiguity necessitates EUS. REISS G.

GASTROINTEST ENDOSC 2008 ; 68 : 243-245.

A propos d’un article rapportant 110 patients avec une tête de pancréas augmentée ou une dilatation du wirsung au CT scan mais sans diagnostic spécifique dont l’échoendoscopie révèle un cancer chez 10 et une pancréatite chronique chez 32, l’éditorial insiste sur l’intérêt de l’EUS en particulier quand le wirsung est dilaté.

 

How good is capsule endoscopy for detection of periampullary lesions? Results of a tertiary-referral center. CLARKE JO.

GASTROINTEST ENDOSC 2008; 68: 267-272.

La capsule permet de voir l’ampoule de Vater dans 10% des cas ! Implications : dans la polypose familiale, la capsule ne remplace par l’endoscopie à la recherche de polypes de la papille – la sensibilité de la capsule (meilleure que la radiologie) est limitée (et donc l’entéroscopie garde sa place). Rappel : la spécificité de la capsule est également limitée : les lésions érosives par exemple ne sont pas spécifiques de Crohn, fréquentes en cas de prise de AINS, présentes chez plus de 10% des « normaux ».

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Gastrointestinal Endoscopy

Juin 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

Review article: Colon explosion during argon plasma coagulation. MANNER H.

GASTROINTEST ENDOSC 2008; 67: 1123-1127.

La complication est rare mais grave. Le message est important : la plupart des complications surviennent en cas de traitement rectal (surtout proctite radique) après lavement simple. Une préparation par PEG s’impose ! Est-ce vrai pour l’électrocoagulation au niveau du rectum ?

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Clinical Gastroenterology and Hepatology

Mai 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

CLINICAL IMAGING. When should abdominal magnetic resonance imaging be used? GONCALVES JA.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2008; 6: 610-615.

Antérieurement, précision diagnostique et coût étaient les deux critères majeurs; actuellement la sécurité de l’examen (safety) est devenu le deuxième critère majeur, faisant “reculer” le CT scan. L’allergie aux produits iodés est connue depuis longtemps – la toxicité rénale de ceux-ci est plus récente – l’oncogénicité est plus récente (un ct abdominal simple (10 millisiverts) est associé à un risque de cancer fatal de 1/2000. Cela doit faire réfléchir avant de proposer un scanner à un jeune adulte, avant d’envisager des examens répétés. Outre les CI du CT scan, les indications de la résonance magnétique sont : l’imagerie hépatique, biliaire et pancréatique, la majorité des examens pour détection et staging de cancer, suivi d’IBD, les examens pelviens, l’étude des gros et des moyens vaisseaux. Le CT scan garde l’avantage pour : les maladies pulmonaires – la recherche de calculs (rénaux ou pancréatiques) – les trauma aigus – les soins intensifs quand la localisation de tubes et cathéters est nécessaire – les maladies des petits vaisseaux (coronaires).

 

Thiopurine dose in intermediate and normal metabolizers of thiopurine methyltransferase may differ three-fold. GARDINER SH.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2008; 6: 654-60.

Tester la TPMT (thiopurine methyltransferase) par génotype ou phénotype (activité enzymatique intraérythrocytaire) a pour but de détecter les 0,3 à 0,6% de patients à activité enzymatique négligeable et donc à risque d’aplasie élevé. Les doses nécessaires pour atteindre des doses thérapeutique de GTGN différent entre ceux qui métabolisent normalement l’azathiopine chez lesquels les doses peuvent être de 3 mg/kg, en commençant par 2 mg/kg pour éviter les autres toxicités ou 1 mg/kg en commençant par 0,5 mg/kg chez les patients ayant un métabolisme intermédiaire.

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American Journal Of Gastroenterology

Mai 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

Common misconceptions in the diagnosis and management of anemia in inflammatory bowel disease. GISBERT JP.

AM J GASTROENTEROL 2008; 103: 1299-1307.

L’auteur s’attache à relever les erreurs communes telles que : l’anémie est peu courante – le déficit en fer est peu courant – traiter la maladie est suffisant pour traiter l’anémie. Les données positives et instructives sont les suivantes : l’anémie est courante (17%), est la manifestation systémique la plus fréquente et est une maladie en soi, à traiter comme telle. L’anémie est souvent complexe et multifactorielle : déficit en fer – anémie inflammatoire – déficit en folates ou en vit. B12 – effet des médicaments. La sidéropénie est très fréquente (45%), mal évaluée par les paramètres courants (en cas d’inflammation active, une ferritine inférieure à 100 peut signer un déficit – l’azathioprine augmente le volume corpusculaire des globules rouges). La qualité de vie liée à l’anémie est mauvaise, semblable à celle de cancéreux. Il faut donc tenter de normaliser l’anémie quitte à utiliser du fer intraveineux… et parfois de l’érythropoïétine. Un traitement martial empirique est indiqué parfois à titre de test diagnostique… et souvent efficace.

gastrointestinal-endoscopy-0805

Gastrointestinal Endoscopy

Mai 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

ASGE Guidelines. Antibiotic prophylaxis and GI endoscopy.

GASTROINTEST ENDOSC 2008 ; 67 : 791-798.

Ces nouveaux « fils guides » modifient considérablement les recommandations antérieures tout en rappelant qu’elles ne remplacent pas le jugement clinique individuel. Ont disparu les règles concernant les opérés cardiaques et les prothèses valvulaires, vasculaires et orthopédiques ! Il ne reste plus que trois recommandations. 1/ La ponction endoscopique de lésions kystiques. 2/ La cholangiographie rétrograde en cas d’obstruction où le drainage endoscopique pourrait être incomplet. 3/ La gastrostomie percutanée endoscopique. En cas de suspicion de MRSA, une désinfection (du nez par ex) doit y être associée.

 

Patient perception of natural orifice transluminal endoscopic surgery as a technique for cholecystectomy. VARADARAJULL S.

GASTROINTEST ENDOSC 2008; 67: 854-60.

Pour les septiques et les critiques (dont je suis): 78% des patients préfèrent une cholécystectomie par voie endoscopique si les complications sont au maximum de 6%. Il y a 20 ans, les médecins étaient septiques pour la cholécystectomie par laparoscopie !

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Gastroenterology

Avril 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

Gastric cancer risk in patients with premalignant gastric lesions. A nationwide cohort study in the Netherlands. DEVRIES AC.

GASTROENTEROLOGY 2008; 134: 945-952.

L’incidence annuelle de cancer gastrique est de 0,1% pour la gastrite atrophique, 0,25% pour la métaplasie intestinale, 0,6% pour la dysplasie légère à modérée, 6% pour la dysplasie sévère dans les 5 ans. Ceci veut dire qu’un suivi endoscopique régulier de tous les patients ayant gastrite atrophique ou métaplasie intestinale n’est pas indiqué mais doit être individualisé en fonction de la localisation, de la sévérité, de la distribution des lésions par exemple. Par contre, en cas de dysplasie, le risque de cancer est supérieur au risque de cancer en cas de Barrett ou d’adénome colique réséqué.

 

Prevalence and clinical profile of pancreatic cancer associated diabetes mellitus. PANNALA R.

GASTROENTEROLOGY 2008; 134: 981-987.

Près de la moitié des patients ayant un cancer du pancréas ont un diabète, récent (<2 ans) dans la plupart des cas (74%). La résection du cancer fait disparaître le diabète dans la moitié des cas.

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Clinical Gastroenterology and Hepatology

Avril 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

EDUCATION PRACTICE. Persistent heartburn in a patient on proton-pump inhibitor. FASS R.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY ; 2008 : 6 : 393-400.

L’algorithme recommandé est le suivant. Après avoir vérifié le style de vie et exclu une mauvaise compliance ou une prise de médicament inappropriée (après le repas), une double dose d’IPP – le même ou un autre – est proposée (une dose avant le repas du matin – une avant le repas du soir) pendant 2 mois.

En cas d’échec une pHmétrie avec impédance est proposée. Si elle est négative, des modulateurs de la douleur sont prescrits : tricycliques – SSRI – trazodone. S’il existe un reflux acide, une antiH2 est prescrit au coucher. En cas de reflux faiblement acide, de même que – empiriquement – en cas de régurgitations ou de goût amer en bouche – du baclofen est recommandé.

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American Journal Of Gastroenterology

Mars 2008 Docteur Jean-Claude Debongnie

Warm water or oil – assisted colonoscopy: Toward simpler examinations? BROCCHI E.

AM J GASTROENTEROL 2008; 103: 581-587.

L’injection d’huile (30 ml au niveau du sigmoïde – et des angles splénique et hépatique) ou d’eau chaude (400 ml d’eau à 42° C au niveau du sigmoïde) permettent d’atteindre plus vite et plus souvent le caecum et de réduire la nécessité et la dose d’analgésiques. Plusieurs communications à l’AGA à San Diego vont dans le même sens : l’injection d’eau chaude permettrait un meilleur « glissement » de l’appareil, une relaxation du sigmoïde par la chaleur de même qu’un meilleur déroulement de celui-ci. Un bon truc pour tous ?

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American Journal Of Gastroenterology

Décembre 2007 Docteur Jean-Claude Debongnie

Prevalence and predictive factors of eosinophilic esophagitis in patients presenting with dysphagia: a prospective study. PRASAD GA

AM J GASTROENTEROL 2007; 102: 2627-32.

Dans une série de 222 patients ayant eu des biopsies (n=4) du 1/3 moyen de l’oesophage, 10% des patients dysphagiques avec endoscopie normale avaient une oesophagite à éosinophiles (> 20 éosinophiles/champ au fort grossessement). Dans l’ensemble du groupe, les facteurs prédictifs sont: sujet jeunes – anomalies suggestives (multiples anneaux concentriques – ponctuations blanchâtres – sténose) – absence d’IPP – histoire d’impaction oesophagienne.

 

Dose dependent influence of 5-aminosalicylates on thiopurine metabolism. DE BOER NKH

AM J GASTROENTEROL 2007; 102: 2747-53.

Dans les IBD, le taux de 6TGN – le métabolite actif de l’azathioprine augmente de 40% après la prise de 2 g de 5ASA pendant un mois, de 70% après la prise de 4 g, ce qui augmente légèrement le risque de myélotoxicité. L’arrêt de 5 ASA a probablement l’effet inverse.