clinical-gastroenterology-and-hepatology-0911

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Novembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Optimized protocol for diagnosis of acute ileitis. GARRIDO E.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 1183-1188.

Chez 66 patients vu dans un service d’urgence espagnol pour douleurs aigues de la fosse iliaque droite et chez lesquels une iléite aigue a été diagnostiquée à l’échographie la séquence diagnostique suivante a été proposée: examens biologiques et analyses de selles (parasites et coproculture) à la visite initiale – examens biologiques (hémato – CRP – sérologies Yersinia, Salmonella, Anisakis), écho ou CT à la consultation 2 semaines plus tard – idem 4 semaines plus tard, suivi d’une consultation gynécologique en l’absence de diagnostic. Résultats: 33% infection (Yersinia – Anisakis – Salmonella) – 14% problème gynécologique (surtout rupture de kyste ovarien) – 12% maladie de Crohn. S’il est curieux de ne pas voir d’infections à Campylobacter, il est intéressant de noter l’étiologie gynécologique, plus fréquente que la maladie de Crohn aigue.

 

An association between microscopic colitis and celiac disease. GREEN PHR.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 1210-1216.

Une colite microscopique survient chez 4,3% des coeliaques (série de 1009 patients). Le diagnostic est posé après celui de maladie coeliaque dans 2/3 des cas et dans 2/3 des cas nécessité stéroides ou immunosuppresseurs.

 

Pancreas and liver injury are associated in individuals with increased alcohol consumption. PAGE A.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 1241-1246.

Une étude autopsique de 620 alcooliques montre que chez les 183 cirrhotiques, 18% ont une pancréatite chronique, 51% ont une fibrose pancréatique. Parmi les 37 patients ayant une pancréatite chronique, 39% ont une cirrhose. Conclusion: le mythe de l’atteinte sélective du pancréas ou du foie s’effondre – les deux sont atteints, ce que confirme et commente un éditorial. Seuls 35 patients (<10%) n’ont ni atteinte hépatique ni atteinte pancréatique.

revue-des-revues

American Journal Of Gastroenterology

Novembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Immunomodulators are associated with a lower risk of first surgery among patients with non-penetrating non-stricturing Crhn’s disease. PICCO MF.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2754-2759.

L’étude d’une cohorte de 159 patients montre que dans les maladies de Crohn non sténosantes non fistulisantes, l’usage d’azathioprine (avant l’usage répandu d’infliximab) réduit de 40% le risque de chirurgie ce qui suggère qu’un usage d’immunomodulateur modifie l’histoire naturelle.

 

Maintenance treatmen with azathioprine in ulcerative colitis: outcome and predictive factors after drug withdrauval. CASSINOTTI A.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2760-2767.

Comme dans la maladie de Crohn, dans la colite ulcéreuse, l’arrêt de l’azathioprine entraîne une rédicive de la maladie: 1/3 après 1 an – ½ après 2 ans – 2/3 après 5 ans. Parmi les facteurs péjoratifs: un traitement court (<2ans) – une pancolite – une récidive sous traitement.

 

Quantification of dental erosions in patients with GERD using optical coherence tomography before and after double blind, randomized treatment with esomeprazole or placebo. WILDER-SMITH CH.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2788-2795.

Dans le reflux gastrooesophagien, les érosions dentaires sont fréquentes (>25%). Chez 30 de ces patients, 40 mg d’esomeprazole réduit la déminéralisation de moitié après 3 semaines!

gastroenterology-0911

Gastroenterology

Novembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Calculation of risk of colorectal and endometrial cancer among patients with Lynch syndrome. STOFFEL E.

GASTROENTEROLOGY 2009; 137: 1621-1627.

L’étude de 147 familles porteuses de mutations génétiques rencontrées dans le syndrome de Lynch (MLH1, MSH2, MSH6) comparée à la population générale montre que les porteurs de mutation ont un risque de cancer du colon de 70% à l’âge de 70 ans (soit 150 x le risque normal chez l’homme et 50 x chez la femme). Chez les femmes, le risque de cancer de l’endomètre approche 40% à 70 ans. Cela justifie la recommandation de screening colonoscopique tous les ans ou tous les deux ans à partir de 20-25 ans et l’hystéroscopie annuelle à partir de 30-35 ans chez la femme.

 

Influence of rough serum levels and immunogenicity on long-term outcome of adalimumab therapy in Crohn’s disease. KARMIRIS K.

GASTROENTEROLOGY 2009; 137: 1628-1640.

Après échec d’un traitement à l’infliximab, l’adalimumab est efficace chez 2/3 des patients. L’arrêt du traitement et plus fréquent en cas de taux sériques bas d’adalimumab eux-mêmes liés à la présence d’anticorps antiadalimumab.

 

Early Helicobacter pylori eradication decreases risk of gastric cancer in patients with peptic ulcer disease. WU CY.

GASTROENTEROLOGY 2009; 137: 1641-1648.

Une étude de tous les patients de Taiwan hospitalisés pour un ulcère peptique et ayant eu une éradication de Helicobacter pylori, soit 80-255 patients à partir de 1997 montrent que ceux qui ont eu une éradication précoce (moins d’un an après l’hospitalisation) ont le même risque de cancer gastrique que la population générale. Une éradication plus tardive est associée à un risque plus élevé.

clinical-gastroenterology-and-hepatology-0910

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Octobre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Epidemiology, clinical features, high risk factors and outcome of acute large bowel ischemia. GF LONGSTRETH.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 209; 7: 1075-1080.

Cette large étude de 401 patients d’une base de données couvrant 500.000 patients actualise les données de la colite ischémique. L’incidence annuelle est de 15,6/100.000, près de 3 x plus fréquente chez la femme, augmente fortement après 60 ans. La triade symptomatique classique se confirme: douleurs (87%), rectorragies (84%), diarrhée (56%). L’atteinte prédomine à gauche (87%). L’évolution est bénigne: chirurgie 8% – mortalité 4%. La sténose est rare, une colite chronique n’a jamais été notée. La récidive est de 10% à 5 ans.

gastrointestinal-endoscopy-0910

Gastrointestinal Endoscopy

Octobre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

A prospective evaluation of the feasibility of primary screen with unsedated colonoscopy. WC. LIAO.

GASTROINTEST ENDOSC 2009; 70: 724-731.

14% des patients ayant une colonoscopie de dépistage ont accepté un examen sans sédation qui a pu être réalisé chez 90% des 176 patients. Dans ce groupe, la douleur était comparable à celle de patients subissant une sigmoïdoscopie, était plus importante chez les femmes et avec certains endoscopistes.

 

Impact of obesity on endoscopy. LB GERSON.

GASTROINTEST ENDOSC 2009; 70: 758-762.

Différentes pathologies digestives sont majorées en cas d’obésité: reflux œsophagien (AR 48%, PAR 14%), adénocarcinome (71%, 21%), diverticulite (44%, 13%) cancer du côlon (37%, 11%), cancer du pancréas (12%, 4%). AR (attributable risk) est la portion de l’incidence liée au facteur considéré, l’obésité; PAR (population-attributable risk) est la part de la maladie qui pourrait être supprimée en supprimant le facteur.

Cet article fait partie d’une « série bariatrique ».

L’article suivant a pour sujet « The role of the endoscopist in a multidisciplinary obesity center » ou avant, pendant et après l’opération.

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American Journal Of Gastroenterology

Octobre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Improved oral intake after palliative duodenal stenting for malignant obstruction: A prospective multicenter trial. M. PIESMAN.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2404-2411.

Une prothèse duodénale (Duodenal Wallflex, Boston Scientific) a été placée chez 41 patients à titre palliatif. 80% d’entre eux ont pu reprendre une alimentation solide, et ce jusqu’au décès dans la moitié des cas.

 

Appendectomy as therapy for ulcerative proctitis. TD BORLIN.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2476-7482.

Plusieurs études montrent une relation inverse entre appendicectomie et colite ulcéreuse. 30 patients ayant une proctite ulcéreuse restant active après plusieurs années d’évolution et malgré un traitement médical ont subi une appendicectomie de principe. 27 ont eu une amélioration clinique notable et 12 une résolution complète. A confirmer par un essai contrôlé.

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Clinical Gastroenterology and Hepatology

Septembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Pour rappel, ou pour ceux qui l’ignorent, il s’agit d’une revue « fille » de GASTROENTEROLOGY qui comme le titre l’indique est plus clinique.

 

Education practice: A 24-year old pregnant woman with inflammatory bowel disease. JK HOU.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 944-947.

Une revue du problème de MICI et grossesse à propos d’une jeune patiente ayant une maladie de Crohn traitée par infliximab et qui arrête son traitement quand elle est enceinte… et rechute. Avant une grossesse souhaitée, il faut arrêter le methotrexate, en cas de prise de sulphasalazine prescrire 2 mg d’acide folique par jour, et obtenir une maladie quiescente. Les traitements d’entretien peuvent être poursuivis pendant la grossesse. En cas de rechute, il faut rechercher une surinfection (coproculture), en cas d’imagerie, utiliser la résonance magnétique (sans gadolinium), en cas d’endoscopie se limiter à une sigmoïdoscopie sans sédation. Si un traitement est initié, des stéroïdes peuvent être prescrits, un anti TNF peut être initié (ou poursuivi en cas de traitement d’entretien jusqu’au début du 3 ième trimestre). Après l’accouchement, l’allaitement est permis en cas de traitement aux aminosalicylates, aux stéroïdes, aux anti TNF et probablement à l’azathioprine.

 

Effect of zolpidem on the sleep causal response to nocturnal esophageal acid exposure. GS GAGLIARDI.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 948-952.

La prise de zolpidem réduit le réveil lié au reflux gastrooesophagien, prolonge la durée de chaque reflux et pourrait donc augmenter le risque de complications liées au reflux.

 

Effects of gastroesophageal reflux disease on sleep and outcomes. R. MODY.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 953-959.

Parmi plus de 1000 « réfluxeurs » répondant à une enquête 89% ont des symptômes nocturnes, 68% des difficultés de sommeil, 49% ont difficile à s’endormir et 58% à rester endormis!

 

A population-based study showing an association between gastroesophageal reflux disease and sleep problems. C. JANSSOM.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 960-965.

L’étude de plus de 50000 norvégiens confirme une relation entre le reflux et des problèmes de sommeil.

 

A propos de ces 3 articles, un éditorial confirme l’importance du problème (sleep-related gastroesophageal reflux: evidence is mounting): la majorité des patients avec reflux ont des symptômes nocturnes (menant à des reflux plus long, une œsophagite plus sévère, etc…), un sommeil perturbé, une journée plus fatigante, bref une qualité de vie perturbée. Une raison de plus de s’intéresser au sommeil de nos patients!

 

Pancreatic cancer patients who smoke and drink are diagnosed at younger age. RE BRAND.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 1007-1012.

Chez les fumeurs, le cancer du pancréas survient 6 à 8 ans plus tôt et ceci est (légèrement) aggravé chez les buveurs (8 à 10 ans plus tôt).

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American Journal Of Gastroenterology

Septembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Development and validation of a risk score for post-infection irritable bowel syndrome. M. THABANE.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2267-2274.

A partir d’une épidémie de plus de 2000 gastroentérites à Walkerton (Canada) entrainant plusieurs centaines de colons irritables les auteurs ont établi un score qui montre que plus l’infection est sévère (crampes – fièvre – rectorragies – etc…), plus la fréquence de colon irritable est élevée.

 

A randomized clinical study evaluating the safety and efficacy of a new, reduced volume, oral sulfate colon-cleansing preparation for colonoscopy. JA. DI PALMA.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2275-2284.

Evitant les gros volumes du PEG (polyéthylène glycol) et les risques rénaux des solutions de phosphate, une solution de sulfates de faible volume (960 ml) se révèle efficace. A quand son arrivée sur le marché? Le travail confirme en outre que l’administration de la préparation en deux doses, la moitié la veille et l’autre le matin de l’examen, est plus efficace.

gastroenterology-0908

Gastroenterology

Août 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Argon plasma coagulation of cervical heterotopic gastric mucosa as an alternative treatment for globus sensations. M. BAJBOUJ.

GASTROENTEROLOGY 2009; 137: 440-444..

La présence d’îlots de muqueuse gastrique hétérotopique au niveau de l’œsophage cervical est parfois associée à une impression de boule dans la gorge. Après avoir remarqué la disparition des symptômes après ablation de cette muqueuse par coagulation à l’argon, un essai contrôlé multicentrique a confirmé l’efficacité du traitement: aucune amélioration dans le groupe contrôle – amélioration chez 9/11 patients traités.

 

High incidence of mortality and recurrent bleedry in patients with Helicobacter pylori–negative idiopathic bleeding ulcers. G LAI-HUNG.

GASTROENTEROLOGY 2009; 137: 525-531.

Comparé à un groupe HP-positif éradiqué (n=213), le groupe sans HPylori (et sans AINS) de patients ulcéreux ayant saigné a – en l’absence de traitement préventif – un taux élevé de récidive d’hémorragies (42%) et une mortalité supérieure à 50%, après un suivi moyen de 7 ans.

gastrointestinal-endoscopy-0908

Gastrointestinal Endoscopy

Août 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Sleeve sting capsule endoscopy for real-time viewing of the esophagus: a pilot study. Z. LIAO.

GASTROINTEST ENDOSC 2009; 70/ 201-209;

Une capsule emballée dans un « doigtier » en latex et attachée à un fil permet de voir (en temps réel) l’œsophage avec plus de confort… et est à usage multiple! L’endoscopie via la capsule emballée… et bientôt téléguidée est le futur de l’endoscopie diagnostique en tout cas.

 

Changing trends in acute upper-GI bleeding: a population based study. S. LOPERFIDO.

GASTROINTEST ENDOSC 2009; 70: 212-214.

L’étude du seul hôpital desservant les urgences d’une région d’Italie a comparé les hémorragies digestives hautes pendant deux périodes: 1983-1985 (n=587) et 2002-2004 (n=513). L’incidence a diminué de 41,6%, diminution concernant les moins de 70 ans. L’âge a augmenté de 61 à 69 ans. Les récidives hémorragiques précoces sont passées de 32 à 7%, la chirurgie de 10 à 2%. La mortalité a été réduite de 60% après ajustement pour l’âge; cette réduction concerne surtout les hémorragies liées aux varices œsophagiennes.

L’éditorial suivant l’article souligne les facteurs de risque péjoratifs: l’âge avancé – les comorbidités – les perturbations de l’hémostase d’origine iatrogène. Tous des facteurs ne dépendant pas de l’endoscopie.

Dans le même numéro, un article traite de l’endoscopie précoce (<24h) dans l’hémorragie digestive d’origine ulcéreuse et l’éditorial qui suit conclut: « Now is the time for <24hour endoscopy to become as universal as <1h door to needle times for acute myocardial infarction ».