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Gastrointestinal Endoscopy

Avril 2010 Docteur Jean-Claude Debongnie

The role of endoscopy in the management of patients with known and suspected colonic obstruction and pseudoobstruction. GUIDELINES

GASTROINTEST ENDOSC 2010; 71: 669-679.

Un algorithme très clair est présenté et détaillé. En cas d’obstruction maligne et en l’absence d’intervention chirurgicale immédiate, les stents métalliques sont recommandés sauf en cas de lésions extrinsèques où le taux de succès est moindre et les complications plus fréquentes. Dans les obstructions bénignes (Crohn), les dilatations sont efficaces, et en cas de répétition peuvent être accompagnées d’infection locale de stéroïdes. En cas de volvulus caecal, l’endoscopie est inefficace, en cas de volvulus sigmoïdien, la pose d’un tube de décompression après l’endoscopie est controversée. En cas de pseudoobstruction, un traitement conservateur de 24h (tube rectal – correction des troubles électrolytiques – etc…) peut être suivi d’un traitement à la néostigmine (succès >80%) et enfin une décompression endoscopique.

 

A large single-center experience of EUS-guided FNA of the left and right adrenal glands: diagnostic utility and impact on patient management. MA ELOUBEIDE.

GASTROINTEST ENDOSC 2010; 71: 745-753.

Une nouvelle indication de l’échoendoscopie qui est la méthode la plus simple d’obtenir confirmation histologique de la malignité d’une glande surrénale tumorale.

 

Non ampullary duodenal polyps: characteristics and endoscopic management. R. ABASS

GASTROINTEST ENDOSC 2010; 71: 754-759.

Les polypes duodénaux (n=59), en dehors de la papille, sont localisés en D2, souvent larges et sessiles. La récidive après résection complète est de 37%. Chez 53%, des adénomes coliques sont présents. Un autre article du même numéro montre que, en cas d’adénome gastrique, on retrouve un adénome colique dans 48% des cas.

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Gastrointestinal Endoscopy

Mars 2010 Docteur Jean-Claude Debongnie

Endoscopic placement of self-expandable metal stents for malignant colonic obstruction: long-term outcome and complication factors. AA. SMALL

GASTROINTEST ENDOSC 2010; 71: 560-572.

Cette importante série (n=235) de la Mayo Clinic confirme l’efficacité clinique des stents coliques (>95%) et montre que chez 88% des patients palliatifs, il n’y avait pas d’occlusion jusqu’au décès. Le taux de complication est de 24% dans ce groupe (perforation 9% – occlusion 9% – migration 5%) et est le même dans le groupe de patients où le stent est utilisé comme « pont » vers la chirurgie. Les facteurs de risque de complication sont: sexe masculin – obstruction complète – nécessité de dilatation – stent <22 mm (diamètre) – expérience de l’opérateur.

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Clinical Gastroenterology and Hepatology

Mars 2010 Docteur Jean-Claude Debongnie

Risk of esophageal adenocarcinoma and mortality in patients with Barrett’s esophagus: A systematic review and metaanalysis. M. SIKKEMA.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2010; 8: 235-244.

Certes, l’œsophage de Barrett multiplie par 100 le risque d’adénocarcinome de l’œsophage. Dans l’absolu cependant, le risque est de 6 cancers/1000 années de suivi et la mortalité liée à ce cancer est de 3/1000 années de suivi. La mortalité globale est de 37/1000 – soit 20 x plus, liée principalement aux causes cardiaques, pulmonaires et oncologiques. La surveillance de l’œsophage de Barrett doit donc être adaptée au patient.

 

Increased risk for non-melanoma skin cancer in patients with inflammatory bowel disease. MD. LONG.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2010; 8: 268-274.

Le risque de cancer de la peau est augmenté dans les maladies inflammatoires (MICI). Il est plus élevé en cas d’usage de plus d’un an de thiopurine (OR 4,45) ou d’antiTNF (OR 9,23) et surtout de la combinaison des deux (OR 6,75). Il faut donner des conseils de prévention (protection du soleil) et peut-être prévoir un examen dermatologique préventif.

 

Acute pancreatitis: Computed tomography utilization and radiation exposure are related to severity but not patient age. DE MORGAN.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2010; 8: 303-308.

Un CTscan équivaut à 3 ans d’exposition aux radiations naturelles. Le risque d’augmentation de cancer existe à partir de 35mSv. La dose moyenne d’irradiation pour la pancréatite aigue dans l’étude est de 54 mSv et est fonction de la sévérité de la pancréatite quelque soit l’âge. L’article insiste sur l’importance de limiter l’irradiation chez les jeunes et suggère de réfléchir avant de prescrire chaque examen, en cas d’examens répétés de limiter le champ, d’éviter un passage à blanc si une injection de produit de contraste est nécessaire.

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Clinical Gastroenterology and Hepatology

Février 2010 Docteur Jean-Claude Debongnie

Effects of Helicobacter pylori eradication on early stage gastric mucosa-associated lymphoid tissue lymphoma. A. ZULLO.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2010; 8: 105-110.

Une revue systématique de 32 études groupant 1408 patients avec un maltome associé à H.pylori montre un taux de rémission de 77,5%. Les facteurs de bon pronostic sont la localisation distale c’est-à-dire antrale ou angulaire (rémission 92% VS 76% pour les localisations proximales), la limitation des lésions à la sous-muqueuse (82% VS 56%), l’absence de translocation AP12-MACT1 (78% VS 22%).

 

Nuclear medicine hepatobiliary imaging. HA ZIESSMAN.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2010; 8: 111-116.

Cette revue attire l’attention sur deux utilisations peu courantes de l’imagerie scintigraphique biliaire en Europe: l’obstruction biliaire partielle – la cholécystite chronique alithiasique. Une choléscintigraphie normale rend improbable une obstruction biliaire; inversément un test anormal rend nécessaire un complément d’investigations … jusqu’à une sphintérotomie éventuelle. Environ 10% des patients avec des coliques hépatiques n’ont pas de calcul vésiculaire à l’échographie. Une vidange vésiculaire anormale à la scintigraphie permet de guérir 80% par une cholécystectomie.

 

Survival and recurrence in patients with splanchnic vein thrombosis. MR THATIPELLI.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2010; 8: 200-205.

Cette large étude de 832 patients de la Mayo clinic confirme cancer et cirrhose comme causes principales (27 et 24%), montre un taux de récidive faible à 10 ans (24%), un taux élevé d’hémorragies sous anticoagulants. Une anticoagulation prolongée n’est donc probablement pas nécessaire.

revue-des-revues

Endoscopy

Février 2010 Docteur Jean-Claude Debongnie

Risk of hemorrhagic gastropathy associated with colonoscopy bowel preparation using oral sodium phosphate preparation. NAM SY.

ENDOSCOPY 2010; 42: 108-113.

Le fleet PhosphoSoda peut provoquer des aphtes dans le côlon en augmentant la production de radicaux libres par la muqueuse colique. Qu’en est-il au niveau de l’estomac? Une gastrite hémorragique est retrouvée chez 4% des 20070 patients ayant simultanément une gastroscopie et une colonoscopie après préparation orale au sulfate de sodium et chez 1,6% de 4271 patients ayant uniquement une gastroscopie.

gastroenterology-1001

Gastroenterology

Janvier 2010 Docteur Jean-Claude Debongnie

Famotidine is inferior to pantoprazole in preventing recurrence of aspirin – related peptic ulcers or erosions. NG FH.

GASTROENTEROLOGY 2010; 138: 82-88.

Dans un groupe de 160 patients sous aspirine faible dose présentant des érosions ou des ulcères à l’endoscopie, chez lesquels l’aspirine doit être poursuivie et, après éradication éventuelle de H.pylori, le pantoprazole 20 mg est plus efficace que la famotidine 40 mg: hémorragie 0% VS 7,7% – dyspepsie causée par ulcères ou érosions: 0% VS 12,3%. Dans quasi tous les cas, les lésions constatées étaient gastriques.

revue-des-revues

American Journal Of Gastroenterology

Janvier 2010 Docteur Jean-Claude Debongnie

Proton pump inhibitor and clopidogrel interaction: fact or fiction? L. LAINE.

AM J GASTROENTEROL 2010; 105: 34-41.

Les inhibiteurs de la pompe à proton et le clopidogrel, ont une courte demi-vie plasmatique (< 2h) et dépendent tous deux pour leur métabolisme du cytochrome p 450 pour leur métabolisme, d’où des interactions possibles pouvant réduire l’efficacité du clopidogrel. Une relation causale ne peut être actuellement établie mais le risque potentiel a conduit la FDA à décourager l’usage d’IPP en cas de prise de clopidogrel et le clinicien prudent conseillera la prise d’IPP le matin et celle de clopidogrel le soir. Il rappellera à son patient l’importance de poursuivre le clopidogrel et celle de protéger son estomac s’il prend clopidogrel et aspirine et à d’autres facteurs de risque gastrique (antécédents d’ulcère – prise d’ains, etc…).

 

Causes of mortality in patients with peptic ulcer bleeding: A prospective cohort study of 10428 cases. JJY SUNG.

AM J GASTROENTEROL 2010; 105: 84-89.

La mortalité dans cette grosse série de patients (6,4%) n’est liée à l’hémorragie que dans 20% des cas et donc sa réduction n’est pas liée à l’amélioration de l’hémostase endoscopique. Pour rappel, le même groupe a montré que l’interruption d’aspirine chez les cardiaques, prolongée après l’hémostase endoscopique d’un ulcère hémorragique augmente la mortalité cardiovasculaire.

 

Clostridium difficile is associated with poor outcome in patients with cirrhosis: A national and tertiary center perspective. JS. BAJAJ.

AM J GASTROENTEROL 2010; 105: 106-113.

La mortalité de la colite à clostridium difficile est majorée dans la cirrhose: 14,8% VS 8,2% dans cette étude de plusieurs dizaines de milliers de patients. L’infection est 5x plus fréquente en cas de prophylaxie de la péritonite bactérienne spontanée, 6x plus fréquente en cas de prise d’antibiotiques et 23x plus fréquente en cas de prise d’IPP. Voilà qui doit rendre prudent dans la prescription d’inhibiteurs de la pompe à proton chez le cirrhotique et très attentif en cas de diarrhée chez le cirrhotique.

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Gastrointestinal Endoscopy

Décembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Guidewire versus conventional contrast cannulation of the common bile duct for the prevention of post-ERCP pancreatitis: a systematic review and meta-analysis. CHEUNG J.

GASTROINTESTINAL ENDOSCOPY 2009; 70: 1211-1219.

Au cours de la cholangiographie rétrograde, classiquement le repérage se fait par injection via un cathéter introduit par la papille. Une autre méthode consiste à se guider par repérage d’un fil guide introduit par le cathéter. Cette méthode réduit de 70% le taux de pancréatite aigue (de 8,7% à 3,2%). C’est beaucoup mieux que les différents traitements médicamenteux préventifs testés.

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Clinical Gastroenterology and Hepatology

Décembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Comparison of outcomes twelve years after antireflux surgery or omeprazole maintenance therapy for reflux esophagitis. LUNDELL L

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 1292-1298.

Dans un groupe de 310 patients randomisés entre chirurgie et oméprazole, 12 ans plus tard, la qualité de vie est la même dans les deux groupes. Dans le groupe chirurgical, le contrôle du reflux est globalement meilleur mais 1/3 des patients reprend de l’oméprazole.

 

Predicting early mortality after acute variceal hemorrhage based on classification and regression tree analysis. AUGUSTIN S.

CLINICAL GASTROENTEROLOGY AND HEPATOLOGY 2009; 7: 1347-1354.

L’analyse rétrospective de 267 patients saignant de varices a permis l’élaboration d’un algorithme de type CART (classification and regression tree) ensuite appliqué – pour confirmation – dans un groupe de 267 patients. La classification se base sur: le score de child – la créatinine – la survenue d’une infection (tous les patients ont reçu de la norfloxacine préventive). Dans le groupe à faible risque (score de child max. 7 – créatinine d’admission < 1,35 mg/dl – absence d’infection) la mortalité est de 7,6%. Dans le groupe à risque modéré (child > 7 – créatinine normale – absence d’infection), la mortalité est de 17,3%. Dans le groupe à risque élevé (score de child > 7 et soit créatinine > 1,35 et/ou infection), le risque de mortalité est de plus de 50%.

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American Journal Of Gastroenterology

Décembre 2009 Docteur Jean-Claude Debongnie

Prospective evaluation of anti-tumour necrosis factor therapy guided by magnetic resonance imaging for Crohn’s perineal fistulas. NG SC

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 2973-2986.

La résolution d’une fistule périnéale dans une série de 34 malades sous anti TNF est plus lente sur le plan imagerie que sur le plan clinique. Quand la guérison est obtenue, elle se maintient. Voilà qui soutient le nouvel objectif dans la maladie de Crohn: obtenir la guérison des lésions muqueuses et pas seulement le soulagement symptomatique.

 

Esophageal dysmotility in children with eosinophilic esophagitis: A study using prolonged esophageal manometry. NURKO S.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 3050-3057.

Une manométrie prolongée chez 17 patients avec une oesophagite à éosinophile (et 10 contrôle et 13 patients avec reflux) montre des troubles moteurs, principalement une péristaltique inefficace. Les épisodes de dysphagie pendant l’enregistrement (symptôme fréquent dans l’oesophagite à éosinophile) ont coïncidés avec des anomalies manométriques.

 

Sequential therapy or triple therapy for Helicobacter pylori infection: Systematic review and meta-analyns of randomized controlled trials in adults and children. GATTA L.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 3069-3079.

Une analyse de 3011 patients montre que la thérapie séquentielle (amoxycilline + IPP 5 jours suivi de 5 jours de IPP + clarithromycine + métronidazole) comparée à la trithérapie classique guérit 12% de patients en plus. A recommander en cas d’échec de la trithérapie et pas encore en première ligne.

 

Management of anticoagulation before and after gastrointestinal endoscopy. KWOK A.

AM J GASTROENTEROL 2009; 104: 3085-3097.

Notions récentes: les anticoagulants ne doivent pas être arrêtés avant une endoscopie à faible risque de saignement – l’aspirine utilisée en prévention secondaire doit être maintenue – l’arrêt de médications antithrombotiques est à éviter absolument dans certains situations (ex – stent placé il y a moins d’un mois).